Vendredi dernier, nous étions présents à l’Hôpital Carémeau, au CHU de Nîmes, aux côtés de notre client, victime d’un traumatisme crânien consécutif à un violent coup porté à la tête à l’issue d’un match de football.
Lors des échanges avec les médecins mandatés par les assureurs, la qualification de traumatisme crânien « léger » a été opposée aux préjudices invoqués, comme si elle suffisait, à elle seule, à exclure toute séquelle.
Cette assimilation mérite d’être fermement discutée.
Un traumatisme crânien qualifié de léger peut entraîner des symptômes persistants et des répercussions importantes dans la vie quotidienne. La qualification initiale ne saurait donc dispenser d’une évaluation attentive et individualisée de son évolution. L’enjeu de l’expertise est précisément d’examiner les troubles rapportés, de les confronter aux éléments médicaux et d’en apprécier les conséquences concrètes sur la vie personnelle, familiale et professionnelle de la victime.Écouter, documenter, discuter : chaque difficulté doit pouvoir être examinée, sans être écartée par principe au seul motif du caractère « léger » du traumatisme initial.
C’est tout le sens de notre présence aux côtés des victimes : veiller à ce que l’évaluation de leurs préjudices repose sur une analyse rigoureuse de leur situation et de leur parcours.
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